L’expo
C’est d’un accord commun que nous avons décidé de monter une exposition que nous avons baptisé EQUINOXE pour célébrer l’arrivée du printemps tout en rendant hommage au vivant à travers nos créations : peintures, installations, vêtements, etc… Nous, c’est Michèle Beck, Armelle Brenot, Mathias Chaumont, et Jane Ma, artistes résidents, mais aussi Shanna Boyer et Nyna Loupiac invités pour l’occasion au Caillou, car à l’Atelier Galerie et à l’association Le Caillou, nous pensons que l’art est avant tout une affaire d’échange, dé générosité et de partage. D’où l’envie et la volonté d’organiser des événements régulièrement pour nous/vous retrouver ! Et pourquoi le 20 mars ? Parce que c’est l’équinoxe, un moment particulier dans l’année où le jour et la nuit sont à durée égale, un point d’équilibre et de passage d’une saison à une autre qui nous rappelle aussi à quel point nous restons connectés à la nature et à ses cycles. Un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte !
« EQUINOXE, être et faire ensemble
Célébrer le retour du vivant qui était en dormance pendant l’hiver, voici le thème de cette exposition collective à l’atelier galerie Le Caillou : EQUINOXE, jour à durée égale de la nuit, mais encore dégel, eau qui ruisselle, réveil et retour des animaux hibernants et migrateurs, pendant que les pousses sortent de terre et que les arbres bourgeonnent, et que les humains se retrouvent ainsi inspirés par le désir de créer en assistant au renouveau de la nature. »
Les artistes et les oeuvres exposées
Michèle Beck
Mon désir le plus cher est de créer dans la pluridisciplinarité, l’inter-disciplinarité, et d’inspirer la créativité sous toutes ses formes : écriture, peinture, photographie, dessin, mode, cuisine, etc… Créer, c’est entrer en contact avec la source de laquelle tout peut émaner. C’est pour moi un processus qui n’a ni de début ni de fin. Me connecter à la source, dépasser mes limites, expérimenter, évoluer, voilà, pour moi, le sens de la vie. Accepter d’ouvrir, de coopérer et de partager pour créer ensemble. Et d’inspirer, c’est éveiller et contribuer à éveiller la muse et/ou le créateur qui est/sont potentiellement en chacun d’entre nous.

de Michèle Beck
Printemps mélodieux
« Il y avait un étrange silence dans l’air. Les oiseaux par exemple — où étaient-ils passés ? On se le demandait, avec surprise et inquiétude. Ils ne venaient plus picorer dans les cours. Les quelques survivants paraissaient moribonds ; ils tremblaient, sans plus pouvoir voler. Ce fut un printemps sans voix. »
« Printemps silencieux » de Rachel Carson, 1962
« Printemps silencieux » est le premier livre qui a été écrit sur les effets destructeurs des pesticides et du productivisme agricole entrainant l’extinction de la biodiversité. Pendant que des projets de loi continuent encore aujourd’hui à vouloir autoriser l’emploi de ces produits et à valoriser ces pratiques destructrices, « Printemps mélodieux », en écho à « Printemps silencieux », se veut être une contemplation optimiste sur le devenir du monde dans lequel les oiseaux, et tous les êtres vivants auraient à nouveau leur place en ce monde.
« Petite, je passais des heures à regarder les oiseaux, à les écouter chanter et à les dessiner. Il me semblait qu’ils étaient en contact avec quelque chose d’impalpable, d’inaccessible aux humains. Leur présence me réconfortait. Elle me disait que quelque chose de merveilleux devait exister ailleurs, et qu’ils allaient et venaient, portant en eux un message secret que j’essayais de deviner.
Aujourd’hui, les tableaux que je présente à l’exposition EQUINOXE rassemblent nos chers amis aviens autour de passages sélectionnés de « La conférence des oiseaux » de Farid-ud-Din ‘Attar, poète sufi du 12eme siècle, où chaque oiseau incarne une étape de l’évolution de l’âme jusqu’à atteindre sa manifestation la plus parfaite sous la forme du Phénix que personne n’a jamais pu contempler, et que le paon cherche du regard vers les montagnes au loin.
Les oiseaux invitent à la poésie et à la contemplation de bien des manières, heureusement qu’ils sont là ! Ensemble, prenons soin de leur laisser leur habitat naturel. »

de Michèle Beck

de Michèle Beck

de Michèle Beck
Shanna Boyer
« J’ai intégré “Auralithe”, une école d’art supérieure alternative à Montpellier. En parallèle, je suis aussi une formation à l’E.S.D.M.I (Ecole Supérieure de Mode Italienne) en modélisme auprès de Rosa ADDABBO. La marque “ Arts du cœur” que j’ai créé est une passerelle entre le monde de l’art et de la mode.
Mon objectif sur le long terme étant de travailler des matières naturelles, au mieux de ce qui est possible. Porter un vêtement est une forme d’expression, c’est plus qu’un acte fonctionnel, c’est une manière de s’exprimer qui peut être théâtrale, un geste artistique au quotidien. Chaque pièce que je confectionne est pensée avec le désir de prolonger une sensibilité dans le vêtement. Elle est façonnée avec soin, dans le respect des savoir-faire artisanaux.
Je crois en une mode lente, durable, où la main de l’artisan laisse une trace, une émotion.
À travers “Art du cœur”, j’aimerais nous inviter à la contemplation et à la créativité. »

de Shanna Boyer

de Shanna Boyer
Chaines récupérées d’une première collection, perles invendues, tissus venant d’Emmaüs, pelotes arrivant droit d’une industrie portugaise axée sur le recyclage et voici la pièce phare de ma collection.
Le crochet est une technique récurrente dans mes pièces. Laçage et montage de perles sont secondaires.
Ses volants, son col bateau, ses bijoux dans le dos reflètent les années 20 modernisées. Tout en restant dans le thème de l’upcycling et du glamour, évidemment !

de Shanna Boyer
Armelle Brenot
J’assemble, trie,
Déchire, rafistole
Les petits riens, les rebuts
Pour créer des histoires.
J’explore, tente,
Expérimente tous les
Possibles en compagnie.
Avec des complices, sœurs
Et frères de fortune, au
Gré des vents, des courants
Je questionne les soubresauts
Du Monde.

de Armelle Brenot

Avant de devenir réfugiée climatique : quel monde habite-t-on ?
Le Monde s’embrase, la chaleur monte,
Le climat se détraque, tous les jours
Ça se voit à l’œil nu, ça se ressent
Dans le corps, la moelle, au fond.
Le Monde s’agite, les scientifiques alertent.
Les sceptiques rigolent, dénigrent leurs copains.
Et nous, au milieu, on ne sait pas toujours
A quel saint se vouer ? A quel discours adhérer ?
Le Monde…Je dis le Monde, je parle de la Terre,
Notre Planète. Donc je dis le Monde car ça nous
Concerne tous. Nous devons prendre des parts
Dans ce chaos annoncé, des parts de responsabilités.
Le Monde est divisé en plusieurs parties, Etats
Pays, Continents, Mers. Et ce n’est pas
la même difficulté de vie pour chacun. Il y a
les engloutis, les empoisonnés, les exploités.
Ici, le Monde aussi bouge, change, se déglingue.
Nous tous ressentons ses soubresauts dans notre
Chair. Angoisse pour un monde devenu inconnu.
Nos forêts partent en fumée dès l’été retrouvé.
Alors en supplique je vous le dis : la maison brule.
Ne tournons plus nos pas, unissons nos voix,
Faisons front, main dans la main, jeunes et vieux,
Ensemble faisons fi des pronostics libertariens.
Nos mains dans la terre, dans l’air, dans la mer,
Sur nos cœurs, partageons les constats, les tracas,
Autour de l’arbre à palabres, débattons d’un
Avenir possible, enviable en harmonie avec…
Toute la nature : tous les êtres vivants,
Géants et minuscules, visibles et invisibles
Sur terre… Sur Air… Sur Mer…
Et ailleurs à l’infini, les passés et les nouveaux.

de Armelle Brenot

de Armelle Brenot
Mathias Chaumont
Mathias Chaumont est sculpteur. Il travaille l’argile, le plâtre et la pierre pour sculpter dans la matière des portraits, des nus, des animaux ou des chimères. Il pratique aussi la peinture et le dessin.
Mathias est également basé à Avignon où il créé dans son atelier personnel.

de Mathias Chaumont
Nyna Loupiac
Nyna Loupiac vit et travaille à Montpellier. Elle commence son parcours par la sculpture il y a vingt-cinq ans. A la suite d’une rencontre avec une peintre Moldave, Nyna Loupiac s’oriente vers la peinture à l’huile.
Depuis, elle n’a cessé d’évoluer dans ses modes d’expression et de faire des expérimentations plastiques dans les domaines de la couleur, de la matière et de la forme (collage, photomontage, petites installations).
L’œuvre éclectique et variée de cette artiste engagée nous renvoie à l’actualité : son travail reflète les évènements de notre temps qui bouleversent nos vies.
Lors des confinements successifs que nous venons de traverser, Nyna Loupiac réalise une série de collages, de dessins et de peintures intitulés : « Vivre dans ce Monde ». Dans son atelier de Montpellier, elle poursuit son travail et enseigne.

de Nyna Loupiac

de Nyna Loupiac
Préoccupée par l’état de notre planète et donc de notre survie, mes créations expriment la beauté des océans qui nous ont vu naître ; Je donne à voir, tantôt de façon abstraite ou figurative, la faune, la flore et les flots qui nous entourent ; le but étant d’en débattre avec les visiteurs et de faire prendre conscience de ce qui nous entoure.


de Nyna Loupiac
Jane Ma
Je travaille le verre parce qu’il nous ressemble.
Fragile. Instable. Traversée par ce qui le dépasse.
J’accueille l’accident, l’imprévisible, ce qui échappe au contrôle.
C’est souvent là que quelque chose de vrai apparaît.Je ne cherche pas à figer une forme.
Je cherche à laisser émerger une présence.Un moment.
Une faille.
Un passage.


ÉQUINOXE
À l’équinoxe, la lumière atteint son équilibre.
C’est cet état de tension que je cherche.Je travaille la lumière comme matière.
Sur les plaques de verre, elle traverse, se fragmente, se révèle.
Le verre n’est pas un support : c’est un espace de passage.Je l’associe à du papier japonais en fibres de mûrier, organique, presque vibrant.
Entre minéral et végétal, se crée un dialogue d’essence.Les formes sont simples, primaires, organiques.
Elles ne représentent pas : elles condensent.Je retire pour atteindre la structure nue, la pureté.
Rendre visible la lumière, la matière, et l’équilibre fragile entre les deux.


A bientôt pour une nouvelle exposition à l’Atelier Galerie Le Caillou 🙂 !
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